Pourquoi les enfants dérangent?

Je ne compte plus les anecdotes lues, vues ou entendues à ce sujet. Des hôtels « adults only » qui cartonnent, des plages « sans enfants » qui se développent, des astuces « pour être tranquille » qui fleurissent sur la toile… C’est comme si les enfants… n’étaient plus à la mode en quelque sorte. Ou plutôt que la tendance du moment est au « sans enfants ».

 

Alors je m’interroge: pourquoi les enfants dérangent-ils parfois autant?

Je conçois bien que tout le monde ne peut pas être gaga ou doté d’une patience d’or devant un enfant, mais de là à créer des concepts qui les excluent… j’avoue que ça me dépasse un peu. Beaucoup d’endroits sont déjà interdits aux animaux. Soit. Effectivement on peut soulever le problème de l’hygiène dans certains lieux: hôpitaux, restaurants… autant d’endroits où les poils et les excréments ne sont pas vraiment les bienvenus. Et encore je trouve ces règles parfois excessives pour les hôtels ou les supermarchés. Mais passons…

Et les enfants alors? Pourtant dépourvus de poils et ( la plupart du temps ) propres, ils dérangent aussi parfois. La raison souvent invoquée est… le bruit. Car oui un enfant ça s’exprime: ça rie, ça pleure… ça vit. Et dans notre société la vie doit de plus en plus être maîtrisée. Quelle tristesse. Les enfants sont pleins de vie: ils courent, jouent, s’énervent parfois. Quand ils ressentent une émotion ils la vivent à fond. Et j’ai remarqué que ça dérange de plus en plus. Dans un monde où exprimer ses émotions est mal vu et où le regard des autres fait des ravages, difficile d’apprendre à grandir sereinement.

réprimander-enfant

Qui n’a jamais entendu un « fais moins de bruit« , un « mais tu vas te calmer oui? « , ou encore un « arrête ça tout de suite » balancé par un proche exaspéré à un enfant qui bien souvent ne fait que s’exprimer par les seuls moyens qu’il a en sa possession, du fait de son jeune âge. Pour ma part c’est monnaie courante. Au supermarché les enfants n’ont pas le droit de prendre quelque chose dans un rayon: pourtant ils voient leurs parents le faire. Sans explication crédible ( « on en a déjà à la maison  » par exemple ), comment l’enfant peut-il comprendre? Dans les parcs on leur interdit de courir trop vite, ou de jeter les cailloux… mais pourtant on les emmène bien pour se défouler non?

Je ne compte plus les collègues qui cherchent à tout prix à « être tranquilles » , par des astuces toutes plus inventives les unes que les autres. Télé à outrance, jeux vidéos autorisés bien avant l’âge conseillé… Sans parler des lieux de vacances qui proposent diverses activités aux enfants pour  » libérer  » les parents. Comme si le mot « vacances » était incompatible avec le mot « famille ». Au contraire… les week-ends et les vacances ne sont pas plutôt l’occasion rêvée de partager du temps avec eux?

Et là je me questionne encore: pourquoi faire des enfants, si c’est pour chercher à « être tranquille » ensuite? Un enfant par définition c’est du bruit, du désordre, des émotions multipliées par cent… on a été prévenus avant de signer non? Bien entendu il est essentiel indispensable de prendre du temps pour soi, ça c’est un fait. Aucun parent n’est à mon avis capable d’affirmer qu’il ne ressent jamais le besoin de se poser. Mais les vacances, les réunions de famille, ou les sorties du week-end par exemple sont à mes yeux des moments de partage, des moments de vie. Les enfants font partie de nos vie à tous, même indirectement: avant d’être parents on a tous eu un petit cousin, une petite sœur, des neveux… les enfants sont des membres à part entière de notre société, ils sont même plus que ça: ils sont les adultes de demain. Alors pourquoi les exclure?

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Et ces futurs adultes, que ressentent-ils quand ils entendent qu’on est plus tranquille sans eux? Que ressentent-ils quand on les bride, quand on leur interdit tout? Sous prétexte que les adultes manquent de plus en plus de patience, doivent-ils alors s’interdire de vivre?

Car oui je pense que le problème vient surtout des adultes. Derrière un enfant qu’on qualifie de « bruyant » ou de « turbulent », il y a surtout un adulte blasé qui a perdu sa patience et son âme d’enfant depuis belle lurette. Et pourtant il serait urgent de se souvenir…  de se souvenir de notre joie quand on « avait le droit » d’aider nos parents, de notre fierté quand on nous confiait une responsabilité, de notre soif de grand air, de nos parties interminables de jeux avec les copains, du bien être qu’on ressentait le soir après avoir ri et crié de toutes nos forces durant la journée… Il est urgent de redevenir tolérant, envers ses enfants surtout, mais aussi envers tous les autres ( qui n’a jamais prononcé la phrase  » je ne supporte pas les enfants des autres…  » ).

Alors qu’est ce que j’en pense de ces hôtels « adults only » par exemple? Et bien je comprend le concept, je peux comprendre également le besoin de certains êtres humains dépourvus de patience et de tolérance de s’isoler, ou de parents épuisés qui ont de temps en temps besoin de se retrouver… mais à mes yeux ça devrait rester une exception. Et pourtant ces hôtels fleurissent un peu partout. Le principe? Aucun moins de 18 ans n’y est accepté. Calme et volupté y règnent du matin au soir, avec alcool à gogo et musique à fond le soir tout de même. On vend un endroit calme dans lequel aucune contrainte d’horaire n’est fixée, mais je reste persuadée qu’on doit s’y ennuyer à mourir à la longue.

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Car oui, à mes yeux les enfants sont indispensables à ce monde. Sans leur fougue, leur innocence et leurs éclats de rire le monde serait bien triste. Saviez vous qu’un enfant riait en moyenne 20 fois plus qu’un adulte dans une journée? Je ne suis pas surprise. En grandissant on perd notre capacité à nous émerveiller, à rêvasser. On devient des adultes, et ce n’est pas tous les jours marrant en fait d’en être un. Du moins c’est mon avis. Vous n’avez jamais rêvé de redevenir un enfant un court instant? Moi si…

 

[ Rien que pour tout ça, il me tarde qu’Aïnoha devienne une petite fille. Une enfant avec qui on partagera des fous rires, des jeux, une petite fille qui m’entraînera dans son monde. Le temps d’une danse, d’un jeu de rôle ou d’une partie de jeu de société je retomberais alors en enfance, et notre complicité occupera toute la place… ]

 

Et pourtant il est inévitable de devenir un adulte responsable quand est parent. Du moins le plus possible…

Petite je ne voulais pas grandir, je ne voulais pas quitter le monde de l’enfance. Le monde des adultes et tous ses problèmes ne m’attirait pas. Petit à petit il a fallu me résigner à intégrer la société, mais au fond de moi je sais que ce n’est pas de gaieté de cœur. Malgré moi je suis devenue une adulte aussi « chiante » et « stressante » que ceux que je critiquais quand j’étais ado. Mais la petite fille que j’étais est toujours là bien cachée, et elle m’aide à me souvenir. A me souvenir de ce qu’on ressent quand on est enfant, et à ne pas perdre ma capacité d’émerveillement et d’amusement.

Alors même si ma vie quotidienne m’oblige à être « chiante » et responsable, je n’oublie pas. Et même si parfois ce n’est pas évident de passer outre un retard sur l’horaire prévu, ou une tonne de ménage à faire, je reste attentive aux besoins de la toute petite fille qui me suit partout.

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Je joue volontiers à ses parties de cache cache improvisées, je rie à ses mimiques de clown, je m’engage dans des courses endiablées à quatre pattes à travers toute la maison ( hyper efficace comme activité cardio au passage! ). Et surtout je tolère. Je tolère la colère, je ne réprime pas ses cris.  Je tolère son besoin parfois excessif d’affection: je ne refuse jamais un câlin, même quand je suis occupée, même quand on est pressées par le temps. Je regarde ce qu’elle me montre du doigt, je m’y intéresse. Je m’émerveille avec elle sur le caillou qu’elle vient de trouver, je lui accorde 5 minutes de bain supplémentaires juste parce qu’elle s’éclate.

Je ne vais pas mentir, parfois ce n’est pas facile. Parfois je préfèrerais qu’on arrive à l’heure à la crèche, parfois j’aimerais juste m’asseoir et allumer la télé. Je suis souvent fatiguée de ma journée, et la patience n’est pas toujours au rendez-vous. Mais j’essaie au maximum de me souvenir. Pour la petite fille qu’elle est en train de devenir…

 

Je suis curieuse de connaître votre opinion sur la question! Avez vous fait le même constat que moi? Les hôtels « adults only », plutôt pour une nuit, une semaine ou un mois?

 

 

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73 commentaires sur “Pourquoi les enfants dérangent?

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  1. J’ai une anecdote…je me souviens, pas plus tard qu’en janvier, nous avions été une copine, moi et nos deux enfants âgés respectivement de 5 ans et 6 ans dans un café familial avec coin jeux prévu pour eux. Il y avait beaucoup de bruit, les enfants rapportaient les jouets dénichés à table…et jouaient. Je me souviens qu’un monsieur était venu lire son journal dans ce café et qu’il passait son temps à envoyer des oeillades assassines à mon fils qui jouait avec un gros camion. C’est ma copine qui me l’a fait remarquer l’air gêné et je lui ai dit: et ben, merde, c’est un café familial, si ça le fait ch… qu’il aille ailleurs…Ma copine et moi élevons nos enfants de deux façons totalement opposées et on va dire qu’elle n’a pas trop apprécié…et moi, de ne pas comprendre…
    Quand nous nous étions petits, il n’y avait pas de café spécial familles. Les enfants, c’était normal dans une famille. Aujourd’hui, comme tu le dis (et comme je l’ai écrit aussi dans un article), ça dérange et ça devrait se comporter comme des adultes…Non, mais quel ennui!

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  2. Je suis aussi dérangée par ce concept. J’ai parfois l’impression que l’on cherche à tellement tout ‘lisser’ que cela en devient ridicule. Dans le style, je suis une fois entrée dans un train avec ma puce de 2 ans et demi sous les soupirs du wagon. Finalement, quand on est sorties une dame m’a dit « d »habitude, je ne supporte pas être dans le train avec des enfants. Mais votre fille est l’exception qui confirme la règle ». Haha…
    Ceci dit, je trouve également que certaines activités sont « adults only », avant tout pour le bien-être des enfants. Par exemple, les mariages où jusqu’au repas, je trouve que les enfants peuvent tout à fait trouver leurs places. Au delà (soirée, fin du repas, …), ils sont bien souvent trop fatigués alors que l’ambiance est à la fête. Et leur présence peut finalement devenir source de stress pour tout le monde : eux et leurs parents, principalement.
    Je t’embrasse

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  3. J’adhère à ton point de vue!
    Ici nous avons un centre aquatique ou des bassins sont interdits aux moins de 18 ans, parce que c’est une zone « zen », alors qu’on peut tout à fait avoir plus de 18 ans et faire du bruit, mettre le bazar, etc….
    J’ai pour principe le suivant: l’enfant que nous étions est le meilleur allié de nos enfants ❤

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  4. Il y a des mariages où les enfants/bébés ne sont pas admis DU TOUT. Si tu participes au mariage c’est obligatoirement sans eux. Tout ça pour que les parents puissent boire comme des trous 😳…
    Une amie me racontait qu’elle avait reçu une exception pour son nouveau né mais que tout le long du mariage elle n’avait eu que des regards noirs et des remarques à ce sujet.
    Bref je n’adhère pas à cette tendance du sans enfant 👎

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  5. Moi, c’est « jamais sans mes enfants ! »…
    Il y a 4 ans, j’étais invité à une fête, mais une fête « sans enfant »… Cela m’a choqué… En prime, la personne que j’aurai dû y accompagner a expliqué que j’allaitais ma Mini d’alors 2 ans et qu’elle n’avait jamais été séparée de moi. Bien elle était refusée quand même : « c’était l’occasion pour moi de couper le cordon »… Je ne suis pas allée à cette fête, qui de toute façon n’en n’aurait pas été une pour moi, et dont d’avance je détestais les personnes qui allaient y être… Je préférai très largement passer le week-end avec mes deux filles 🙂

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    1. J’aurais mille fois fait pareil! Ça me choque qu’on t’ai dit de « couper le cordon »… non mais… de quoi je me mêle?! Je dis souvent que mes meilleurs samedis soir sont ceux que nous passons à trois, à rire et à jouer en famille ❤. Ces moments valent toutes les fêtes du monde!

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  6. Je suis maman de trois adorables garçons mais je comprends tout à fait que certains lieux proposent aux adultes d’avoir un espace sans enfants. Oui j’adore mes enfants, mais oui un enfant fait du bruit car c’est son seul moyen d’expression. J’ai fais le choix d’avoir des enfants, mais je n’ai pas à imposer les conséquences à ces personnes, conséquences qui pour eux sont fortement désagréables.

    Que les parents aient parfois un break sans les enfants ne me choque pas non plus. Parfois on en a besoin pour décompresser pour profiter encore plus de ses enfants après 🙂 . Mais perso je ne pourrais pas partir en week-end ou en vacances sans mes enfants non plus !

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    1. Un break à mon avis tous les parents en ont besoin à un moment ou à un autre… moi la première! Mais voilà, la nuance est là: un break c’est court et occasionnel! Je comprends ce que tu veut dire quand tu parles de ne pas « imposer » tes enfants. Après tout j’exprime ici mon ressenti personnel, mais je suis ouverte aux différentes opinions 😊

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  7. « Il est urgent de redevenir tolérant »

    Et toi es-tu tolérante face àces parents qui ont peut-être une bonne raison de s’énerver / retenir leur enfant ?

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    1. Je pense qu’exprimer mon ressenti ici et donc m’exposer ainsi à des opinions bien différentes de la mienne montre une certaine forme de tolérance, non? Chaque parent sera au moins une fois confronté à une situation dans laquelle il va devoir  » contenir » son enfant, c’est l’éducation. Les enfants ont bien évidemment besoin de limites. Ce que j’explique dans mon article c’est que parfois ( à mes yeux ), je trouve qu’on est un peu exigeants envers eux.

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  8. Les enfants, c’est la vie non inhibée, ce sont les émotions librement exprimées, tout ce dont on doit se priver dans notre société où silence et contrôle permanent sont rois. Est-on d’ailleurs vraiment heureux comme ça? Pour ma part, non. Je peux concevoir qu’on ait besoin de faire un break occasionnel en tant que parents, dans ce cas on peut aller dans un village de vacances qui propose des activités pour les grands et des moyens de garde occasionnels pour les petits, histoire de se faire une demi-journée à deux. Mais le « adults only » m’échappe aussi…

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    1. Exactement… est-on vraiment heureux comme ça? Perso ça me manque des fois de courir sur un coup de tête ou de rire aux éclats sans me soucier des regards. Mais « on » me prendrait pour une folle!

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  9. j’ai fait quasiment le même article il y a quelques mois. pourquoi faire des enfants pour ensuite leur demander de se taire ? bon dans les yeux publics encore c’est la société qui nous l’impose en quelques sortes, mais chez nous ?? en vacances ??? je donnerais beaucoup pour ne plus bosser et être tout le temps avec mon fiston. Oui ses cris m’agaçent parfois mais il est vivant, joyeux !!!! et ça il faut en profiter un max.
    Quand au « dehors » ça m’énerve tellement….même au parc parfois des parents te regardent mal si des enfants hurlent trop. Mais bordel où peuvent t-ils crier du coup ??? après on se retrouve avec des adultes qui n’arrivent pas à exprimer leurs émotions et rêvent de pouvoir aller hurler leur rage dans un champ vide (genre moi en ce moment…).
    Je travaille dans une boutique dans un centre commercial et je ne compte plus les clients ou commerçants qui râlent quand un enfant fait un peu de bruit…mince c’est pas comme si tu étais chez toi dans ton lit. tu as décidé de venir dans un centre et il y aura forcément du bruit. là l’enfant pleure ben voilà tu compatis et tu passe ton chemin dans 30 sec tu retrouveras ton brouhaha habituel…

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  10. Pour ma part j’ai testé un hôtel adults only pour une semaine, en 2015, et je t’avoue en avoir gardé un souvenir extatique, surtout pour la piscine. Pour le reste, il y avait des enfants partout dans l’autre partie de l’hôtel et je m’en contrefichais. Je ne me suis pas ennuyée le moins du monde, mais il faut dire que je suis une adepte des vacances sans MES enfants, non parce qu’ils me dérangent, mais parce que certains formats de voyages ne leur sont pas adaptés. Evidemment, je suis aussi adepte de vacances en famille. Varier, c’est ça qui est sympa. En fait, les concepts « adults only » ne me choquent pas plus que les villages labellisés famille et cie…ils répondent tout simplement à une demande, et derrière, à un concept commercial.

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  11. La plupart des enfants sont mal élevés, irrespectueux, égoïstes. La faute aux parents cul-cul dans votre genre. Non, un enfant ne passe pas son temps à rire mais plutôt à chouiner, brailler, taper sur son frère, sa sœur. Après il se plaint constamment. Donc vivent les hôtels ‘adults only’, vivement les trains et avions ‘adults only’, les restaurants ‘adults only’… Le rêve ! Vous avez lu l’impact sur la planète de faire des enfants ? Tous ces pollueurs en plus…

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    1. J’ai approuvé votre commentaire car il est important pour moi d’accepter tous les points de vue. Cependant je me dois d’exprimer mon opinion sur ces mots que trouve si durs et réducteurs.
      N’avez vous aucun souvenir de votre enfance? N’avez vous jamais « braillé » pour exprimer votre colère, n’avez vous jamais « chouiné » pour exprimer un mal être? Et pourtant je suis convaincue que vos parents sont des gens très bien.
      Personnellement, petite, je me contentais de dire  » maman je suis fatiguée  » plutôt que de faire une crise dans un magasin. Et je compte montrer l’exemple à ma fille.
      Elle ne sera par contre jamais réprimandée si elle rit un peu fort, ou si elle parle trop.
      Nous comptons d’ailleurs « polluer » un peu plus la planète encore de rires, d’amour et de joie de vivre avec son Papa 😊.

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  12. Il y 40 ans, à Los Angelès, j’avais été choqué par une pancarte à l’entrée de l’hôtel où j’étais descendu. Il était écrit : « pets and kids not allowed »… Et bien nous y sommes !

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  13. J’ai découvert votre article sur le Huffpost aujourd’hui. Bravo pour ce bel article qui reflète sur bcp de points ce que je pense. Le must étant (je vous cite) « Et là je me questionne encore: pourquoi faire des enfants, si c’est pour chercher à « être tranquille » ». Je suis mais tellement d’accord avec cela, comme si notre génération, qui est certes plus affranchie que la précédente, avait tous les droits finalement ? On a le droit de travailler, de ne pas être « que des parents »… Certes, mais il y a un juste milieu, donc apparemment, de plus en plus de parents s’éloignent.

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  14. je peux comprendre votre point de vue, mais comprenez celui de ceux qui ont choisi de ne pas ‘signer’ comme vous dites.
    J’ai choisi de ne pas avoir d’enfants, ce qui ne veut pas dire que je ne les apprécie pas, c’est juste que mon mode de vie n’est pas compatible pour élever correctement un ou des enfants.
    Et de nos jours, je trouve que de plus en plus de couples ( parents / enfants) n’ont plus de civisme, ou très peu… ne se préoccupe plus des autres individus qui se trouvent autours d’eux..
    Il y a une grosse différence entre un enfants qui joue et un enfant qui hurle juste parcqu’il n’as pas appris à s’exprimer autrement…
    Ce n’est bien sûr que des exceptions mais ça arrive régulièrement quand même…

    De ce fait, comprenez que des endroits réservés aux adultes puissent exister, ils sont rares, mais aussi précieux, je n’irai pas lire dans un jardin d’enfant, n’allez donc pas déranger ceux qui ont besoin de temps en temps d’un rare et essentielles moment de calme.
    Merci de votre compréhension.

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  15. bonjour a toutes et tous, visiblement parents.

    Alors autant je comprends votre indignation en tant que parents, mais du coup, je vais vous donner mon point de vue en tant que personne ayant choisi de ne pas avoir d’enfants.

    Je vois que vous parlez des mariages par exemple. Je vais partir sur cet exemple pour illustrer mon propos. Mon conjoint est un animateur de mariage ( un vieux hein, 54 ans, pas un minot de 20 ans qui fait ca les we. non un professionnel dont c est le metier). Je vais preciser que je suis psychologue de profession, et que je m occupe d’enfants entre autre, et je les adore. comme ça on pose le cadre.

    Les mariages, ou les enfants peuvent s amuser, ou ils peuvent s exprimer et etre libres…voui voui voui, alors , moi ,nous , ce que l on observe souvent ( attention tous les parents ne sont pas concernés evidemment), c est que les bambins s ‘amusent, sans surveillance souvent, et par exemple touchent le materiel, triturent les prises, se cachent sous la sono etc etc. J ai meme assisté a un mariage, dans une espece de chateau, ou j etais apparemment la seule a avoir noté le danger d’un donjon, accessible a tous, et ou les enfants montaient ( avec un risque de chute evident)…malgré la présence des « animatrices » ( jeunes filles de 20 ans qui jouent avec les « petites filles sages »…tres utile donc)…

    Beaucoup de clichés dans mon propos…oui, mais ce que je vous raconte est basé sur notre réalité. Je comprends les parents qui disent vouloir partager ces moments avec les enfants, mais notre réalité, c est que les parents ne gerent pas tant que ça, ne partagent pas tant que ça, et nous laissent souvent bien desoeuvrés a tenter de proteger le materiel…

    POur les hotels adult only, que je n ai pas testé, ou les plages du meme nom, je vais vous dire pourquoi je ne suis pas si choquée que ça. Moi qui n’ai pas d’enfant, je ne souhaite pas faire des chateaux de sable avec eux, les voir courir et me jeter du sable sur la tronche quand je bronze, les entendre crier leur joie et leur bonheur, tout simplement parce que ce n ‘est pas la vie que j’ai choisie. Alors attention, je vous arrete tout de suite, je ne suis pas anti enfant hein soyons clairs. Mais moi quand j etais petite, ma mère m’apprenait a respecter les autres, à faire attention, à ne pas hurler dans certains endroits, et franchement, ça ne me paraissait pas anormal. Aujourd’hui, et je sais de quoi je parle en tant que psy pour enfant, sous pretexte de les laisser « s’exprimer », on se retrouve parfois dans la difficulté.parce que si, un enfant peut comprendre les choses, des l’instant qu’on lui explique.

    Tout ça pour dire de raison garder.
    De la mesure. Oui il y a des gens qui ont besoin de calme ( un peu, beaucoup, passionnément….) qu’ils soient parents ou non. On peut peut etre juste se rappeler que le respect est central, qu’on a le droit de vouloir être tranquille sans les bambins des autres qui s’eclatent dans la piscine a 8h du mat à l’hotel, parce qu on est pas parents et qu on se serait bien tapé une grasse mat. Cela n’empeche pas de trouver super le fait que les enfants rient et vivent !
    Et oui, je ne vais pas aller au camping avec animation de folie si je veux du calme, mais du coup, ne reprochez pas à ces sauvages que nous sommes, de trouver pas mal, des lieux plus tranquilles ?
    Il y a des lieux pour les enfants, pour les adultes, pour les calmes, pour les excités, bref…il faut de tout pour faire un monde…
    moins de jugement de l’autre, plus de respect, ouverture d’esprit pour envisager une problématique autrement, et là, on fera peut etre avancer le schilimili….

    bien a vous

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    1. On est d’accord sur le point principal: le respect est une valeur indispensable. Des deux côtés. Et ça s’apprend, à nous parents de l’enseigner à nos enfants effectivement, afin de les intégrer au monde.

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  16. Bonjour aux parents et non parents.
    C’est un sujet plus complexe qu’il n’y paraît.
    Je suis jeune papa d’une petite fille de 2 ans pleine de vie.
    Et si je rêverai d’aller au restaurant gastronomique avec ma fille, je ne le ferai pas car je suis pleinement conscient que cela risque de déranger les autres clients si me louloute court dans tous les sens.
    Si les gens doivent comprendre qu’un enfant s’exprime pleinement, les parents doivent aussi comprendre que l’on ne peut imposer sa vie aux autres à tout moment.
    Mais voilà ça c’était l’exemple du restaurant gastro. Pour un mariage je trouve cela aberrant d’interdire les enfants alors que c’est une fête familiale où il y aura du bruit. Si vous voulez y aller sans vos enfants pour picoler c’est un choix, mais n’imposez pas autres de venir sans.
    Donc voilà le « jamais sans mes enfants » je ne le comprend pas plus que le « aucun enfants ».
    Mais je trouve qu’on vit de plus en plus dans une société individualiste et dénuée de toute modération. On doit limiter notre consommation de viande ? Qu’à cela ne tienne on voit surgir des Vegan. Des personnes sont dérangées par les enfants vivants ? Pas de soucis on va faire des hôtels interdits aux enfants.
    Bref, ce qu’il manque surtout aujourd’hui c’est juste du bon sens.

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  17. Autrefois les enfants étaient sages, on se taisait à table, on se tenait droit, on ne jouait pas, et les repas de famille duraient des heures! De même en vacances, pas le droit de courir sur la plage (ca soulève le sable qui gêne les gens allongés) ni de jouer au ballon (idem) encore moins de crier!
    Alors les enfants étaient acceptés partout , cela ne posait aucun problème et les parents contrôlaient tout débordement. Avec les petits sauvageons actuels, les adultes ne pensent qu’a une chose: les éviter comme la peste!
    Ayant vécu cette enfance où être sage était la règle absolue et assumée par les parents (je me souviens d’avoir quitter un restaurant en tout début de repas à l’occasion d’une dispute avec mon frère : nos parents ont préférés renoncer au déjeuner plutôt que d’incommoder les autres clients.), et ayant élevé 5 enfants moi-même, je pense qu’il faut choisir entre des enfants sages et bien élevés qui participent à tout, ou un monde où ils sont exclus et doivent être parqués loin des adultes pour que ceux-ci puissent profiter de la vie.
    Triste monde où le laxisme généralisé de l’éducation conduit à un apartheid dont les plus jeunes seront victimes!

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    1. Je suis d’accord avec toi, le laxisme parental est hélas un autre problème. Disons que quand j’ai écrit mon article j’avais en tête les exemples de mon entourage ainsi que le mien: j’en suis venue à « oublier » qu’il existe effectivement des enfants privés d’une autorité dont ils ont pourtant cruellement besoin. Cependant ne mélangeons pas la spontanéité et l’innocence avec le manque d’éducation!

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  18. C’est simple pour moi les enfants c’est la vie! Fut un temps on ne se posait pas la question de savoir si on emmenait ou pas nos enfants ici et là.
    L’autre jour je suis allée dans un salon de thé avec mon fils, je me suis presque sentie obligée de m’excuser à l’avance. Et puis la propriétaire m’a dit qu’elle était justement très heureuse de recevoir des familles dans son petit restaurant, qu’aujourd’hui les parents n’osaient plus s’aventurer en dehors des endroits « kids friendly » et elle trouvait ça dommage.
    Un enfant ça s’exprime. Comme nous nous sommes exprimés fut un temps. Empêcher les enfants de le faire c’est une façon de leur dire qu’ils n’ont pas leur place dans ce monde, alors qu’ils en font pleinement partie.
    Après que des personnes ne souhaitent pas partir en vacances dans des endroits familiaux parce que ça ne leur plait pas, très bien. Mais que çà ne devienne pas non plus la norme!

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  19. Bien que tu dises accepter tous les points de vue, je trouve ton article très à charge contre les adultes qui ne veulent pas être entourés d’enfants (les leurs comme ceux des autres). Ce n’était peut-être pas le but mais voilà comment je ressens cet article :
    – Comment pouvez-vous imaginer vivre sans enfants ? Vous en avez été un, vous devez donc être tolérant envers eux (voir, votre vie serait triste sans…).

    Alors pour commencer, oui j’ai été une enfant, mais je ne vois pas en quoi cela me disposerait à de la tolérance envers tout ceux qui m’entourent. Non, je n’ai pas de petit cousin, de petite nièce ou autre et je n’ai pas voulu d’enfant non plus. Donc quand leur présence m’est imposé, oui, cela peut m’agacer fortement. Je ne trouve pas ma vie triste pour autant, et non je ne me sens pas plus heureuse avec des enfants autour de moi.

    Le problème ne vient pas forcément des enfants. Je comprend tout à fait leur besoin d’attention et leur non-compréhension des règles du vivre-ensemble imposé par la société (surtout quand personne ne leur explique), cela ne les dispense pas pour autant que le comportement attendu d’eux soit le même que celui d’un adulte conscient de ses règles. La plupart du temps, le problème vient donc du/des parent(s) qui ne prennent pas le temps d’expliquer quoique ce soit à leur(s) enfant(s) ou qui les encouragent à se « défouler » (peut-être en imaginant que plus ils auront crié à l’extérieur, plus tranquilles ils seront à la maison ?).
    Comme beaucoup j’imagine, j’ai été en présence de parents et d’enfants dans des lieux publics (salle d’attente, trains, avion, musées, etc.), et où, quand l’enfant se mettait à crier (voir hurler), le parent présent ne semblait pas réagir. Ce qui m’embête ce n’est pas que l’enfant réclame de l’attention, c’est que l’adulte responsable présent en n’y répondant pas oblige l’ensemble des personnes présentes à supporter ses cris. Ils ne l’ont pas demandé, ils n’ont pas signé pour ça (pour reprendre la formule de l’article).
    Ne pouvant contrôler la manière dont chacun gère ses enfants à l’extérieur, est-ce si étonnant que des gens préfèrent tout simplement les éviter lors de leurs vacances ou de leur moment de repos / détente ?
    Dans certains lieux qui sont simplement inappropriés pour des enfants car non intéressant pour eux les parents imposent aux enfants d’être là (oui je sais que parfois faire garder son enfant est difficile), ceux-ci s’ennuient, se mettent à faire du bruit ou à jouer, ce qui est normal pour un enfant, nous sommes d’accord, mais ce qui est gênant pour les autres autour. Pourquoi imposer cela à son enfant et aux autres ?
    Emmener un enfant de deux ans qui ne montre aucun intérêt particulier pour l’art dans une exposition de peinture et le laisser vivre sa vie en se disant que c’est le boulot des gardiens de l’empêcher de toucher les œuvres, c’est irresponsable. Encore une fois, ce n’est pas de la faute de l’enfant qui n’a pas demander à être là, mais à défaut de pouvoir obliger les parents à s’occuper de leurs enfants, le plus simple est souvent d’exclure ceux-ci des lieux où ils peuvent gêner les autres.

    Pour moi cela fait parti du vivre ensemble. Je n’impose pas aux gens de rester chez eux cloîtrés avec leur enfants, je veux simplement avoir le choix de profiter de vacances ou de moment sans cris, hurlements, pleurs etc. et donc avoir le choix d’aller dans des lieux où on ne m’imposera pas d’enfants. Est-ce que cela fait de moi quelqu’un de triste, de malheureux, ou qui a perdu son âme d’enfant ?

    Dernier point : dire que la vie sans enfant est triste, cela peut être votre avis, mais cela est très condescendant envers ceux qui ont fait le choix de ne pas en avoir.

    PS : Désolée pour ce pavé…

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    1. Je comprend tout à fait ton point de vue, et contrairement aux apparences ( mon titre original a été changé par le Huffington Post, et je suis de ton avis: il est un peu trop radical ), mon avis n’est pas aussi tranché sur la question. Je comprend qu’on puisse avoir besoin de calme, je comprend que certains enfants mériteraient un peu plus de « recadrage ». J’en ai moi même fait les frais par le passé à la caisse d’un supermarché.
      Mon article est plutôt un appel à la tolérance, car j’entends parfois certains propos assez durs et blessants envers ceux qui sont notre futur.
      A nous parents de les guider au mieux et de les éduquer « correctement » bien entendu.
      Merci pour ton petit mot!

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  20. J’ai découvert à mon tour votre article sur le HufPost.

    Félcitations, c’est un sujet si peu traité alors que bien plus important que 99% des articles qu’on peut trouver dans les journaux.

    Je souscris tout à fait à ce que vous dites, toutefois il me semble que vous parlez avec un coeur d’enfant et que vous omettez complètement un aspect : Le puritanisme galopant d’une société qu’on a connu beaucoup plus unitaire par le passé. Conséquence directe de l’individualisme et des communautarismes.

    Deux mécanismes sont à l’oeuvre : une action, une réaction.

    Autrefois, l’action était l’humilité et la confiance en autrui, et la réaction la pudeur du soi et la politesse du vous.

    Maintenant, L’action, c’est de privilégier l’entre-soi : la ressemblance plutôt que la différence, l’uniformité plutôt que l’unitarisme, le conformisme plutôt que la curiosité, la règle plutôt que la tolérance. Les causes de cette action sont socio-économiques, et donc politiques, voire religieuse. Elles sont le fruit d’un modèle de civilisation qui prône l’obéissance de l’individu par rapport à la société plutôt que sa liberté, sa fonctionnalité / spécialisation plutôt que sa créativité et universalité, la compétition plutôt que la solidarité (par le maintien de la rareté), la promotion du consumérisme, et fondamentalement du matérialisme (dé-spiritualisation, où couper l’homme de la moitié de ce qu’il est), de la peur instillée d’autrui, qu’il vous ressemble ou non (terrorisme, psychopathie, prédateurs…), Et enfin le plus perfide : la duplicité plutôt que l’intégrité, nous étant enseigné dès le plus jeune âge et durant toute notre vie qu’il vaut mieux dire et faire ce que l’on attend de nous plutôt que d’exprimer son propre avis et agir librement. Bref, Rousseau a perdu, Plaute a gagné : l’homme n’est pas bon par nature.

    Maintenant, La réaction, c’est l’exclusion. Des enfants dans ce cas de figure. Mais toutes les formes d’exclusion sont à l’oeuvre, soit par les meetings « anti-diversité », par les réunions « communautaires », par la radicalisation des appartenances et le droit à l’ostentatoire, la multiplication des lunettes de soleil, des casques audio et bientôt des lunettes 3D, l’évitement du regard, la passivité, la non assistance à personne en danger, le repli chez soi, du cocooning devant « ses » séries TV, par la multiplication des mots de passe, du contrôle parental, des contrôles d’accès dans les gares les hôtels les restaurants le train les clubs; du contrôle du contenu des sacs dans un festival ou pour tout événement; en légiférant l’accès à l’autre dans la prise de contact, des barrières pour les parcs, les rues; légiférant aussi le droit à l’image, la prise de contact, le toucher et même le comportement (liberté d’expression, pénalisation de tout propos, qualification en harcèlement de toute interaction physique jugée déplacée par le receveur, et même condamnation morale généralisée des comportements : regards, manspreading…). Bref, Lévi-Strauss a perdu, Sartre a gagné : L’enfer c’est les autres.

    Ce mécanisme action-réaction se décline dans toutes les sphères des comportements humains, mais il y en a certains en particuliers que vous omettez dans votre réaction : la sexualité, l’alcool, la cigarette, les drogues. Domaines de prédilection du puritanisme. Vous remarquerez que naguère, tous avaient droit de cité au moins parmi la jeunesse. On ne cachaient pas aux enfants les comportements adultes : en général ces derniers se tenaient, et les premiers étaient éduqués sur un principe jour/nuit qui laissaient de l’espace aux premiers. Quand des superpositions des deux mondes arrivaient (comme lors d’un mariage), on expliquait aux enfants ces comportements adultes, ce qui les rendaient plus compréhensibles, moins criminels, plus acceptables. On rappelait aussi aux adultes à leur nécessaire discrétion. Ainsi ces superpositions régulières n’étaient pas dramatiques mais au contraire didactiques, et un bénéfice pour le vivre ensemble.

    Or, la libéralisation des comportements individuels aboutit à une radicalisation de leur production, parallèlement au rejet envers ceux-ci : à la fois plus de permissivité et d’excès dans les comportements, et plus de cloisonnement et de contrôle dans l’accès à ceux-ci. Ainsi naquirent les plages interdites au moins de 18 ans, non pas seulement, bien innocemment, pour que les adultes soient protégés du bruit et de la vitalité des bambins, mais plutôt pour protéger ces derniers des râles et des coïts de ces derniers, mélangeant exhibitionnisme et farandoles qui pourtant se pratiquaient naguère dans toutes les plages naturistes à la tombée de la nuit. Ainsi les clubs privés et hôtels interdits au moins de 18 ans permettent aux célibataires et couples d’un soir de langoureusement se papouiller entre deux rails de coke ou un peeping de la serveuse, sans peur de choquer la marmaille. Ainsi les mariages où comme le faisait remarquer justement un de vos commentateurs, les invités peuvent goûter à une dernière jeunesse autour des drogues et du binging d’alcool sans avoir à affronter regard et responsabilité de leur progéniture. Etc.

    Bref, l’exclusion des enfants est le mécanisme inévitable d’une société qui exclut les autres pour trouver de nouveaux refuges à la pratique de sa nouvelle religion de l’entre-soi.

    Un autre tandem action-réaction aurait été possible à l’inévitable mutation du modèle traditionnel. Cela a même été tenté dans les années 60-70 par les Hippies. Etait-il donc si terrible que la libération des moeurs soit faite sans la peur d’autrui ? Auquel cas nous aurions pu bâtir une société à la fois de permissivité et de tolérance, qui aurait impliqué que les parents n’aient pas non plus peur d’exposer et donc d’expliquer à leurs enfants que la diversité des comportements obligeait les bambins à choisir les leurs, non à rejeter ceux des autres.

    Ma conclusion est que si nous avons oublié de rester enfants, c’est parce qu’on nous a éduqué dès les premiers instants à ne plus être notre enfant, en nous instillant la peur de l’autre (Ne parle pas à un étranger), l’aseptisation des contrastes (effet Disney), la psychiatrisation et la criminalisation des comportements (le monde est pervers), l’obéissance (L’interdit du Non), le renoncement à la confrontation (Préférer la fuite ou se cacher), la victimisation (L’agresseur, ce barbare, seul porteur de violence).

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  21. Bonsoir je viens de lire votre article sur le Huff,
    N’aimant pas les enfants, je dirais que ce qui me dérange n’est pas forcément les rires, émotions positives que l’enfant exprime, mais plutôt ces émotions négatives, c’est-à-dire, pleurs, hurlements et colères. Ne supportant que très peu le bruit, les enfants sont une source de vie inépuisable, font du bruit. De plus, je n’aime pas les voix aiguës des enfants (je sais c’est étrange sachant que lorsqu’on est enfant on ne contrôle pas sa voix ^^), mais dès que j’entends un enfant parlé ça ma crispe. Par ailleurs, le but du child only hormis la délivrance pour ceux qui n’aiment pas les enfants, je pense que c’est également pour les parents, car je me souviens qu’étant jeune mes parents étaient tjs à l’affût du moindre dangers, blessures que mon frère et moins pouvions nous faire en jouant. la piscine était d’ailleurs l’endroit le moins reposant pour eux, de même que la mer car il devaient nous surveiller (ce qui est normal, mais peu reposant, non ?). donc je pense que cela permet aux parents de lever le pied. et puis pour les mariage sans enfants, j’y adhère totalement, car n’aimant pas les enfants pourquoi en voudrais-je au jour qui nous est consacré à mon conjoint et à moi. en plus, les pleurs d’un bébé dans une église, ça va 5 min, les enfants qui courent pendant le repas, aussi, ça va 5 min. en réalité, je dirais plus que le manque de patience et des pleurs, cris, etc, c’est la présence même des enfants qui me crispe et m’énerve vraiment. Et puis dans un avion, enfermés pendant parfois des heures avec des enfants qui peuvent être bruyant etc c’est un véritable cauchemar.
    Bien à vous, bonne soirée. 🙂

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    1. C’est bien d’avoir ton point de vue, je suis ouverte aux opinions qui diffèrent de la mienne c’est pour ça que j’écris! Merci pour ton témoignage, que je comprends parfaitement malgré mon amour pour les enfants!

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  22. J’ai vécu avec ma femme et mes deux enfants jusqu’à ce qu’elle quitte la maison quand la plus grande avait 8 ans…
    Pendant tout ce temps, cette maman cherchait toutes les occasions de se libérer des enfants. A chaque WE il était question de laisser les enfants à leurs grands parents pour que nous nous retrouvions. Evidemment, nous nous sommes perdus. Cette maman rêvait de séjours en Thalasso à Cabourg, je rêvai de dimanches à nous promener en forêt pour ramasser des châtaignes, ou à buller devant un documentaire animalier sur Arte.
    Ou alors, si les enfants étaient avec nous, il fallait PROGRAMMER une ACTIVITE : cinéma, Center Parcs, excursion avec objectif fixé à l’avance, activités « proposées » aux enfants.
    Je n’ai sans doute pas perçu la profondeur de son mal-être. Mais je crois que si je l’avais perçu, je n’aurai rien changé, en tout cas pas dans mes actes.

    Maintenant, une semaine sur deux, mes enfants ont l’occasion de s’ennuyer avec moi et j’en suis très fier : ils ont maintenant le temps de se rendre compte de ce qu’ils font ou ne font pas. Maintenant, c’est eux qui me proposent des activités :  » On peut aller se promener ? », oui, « On peut jouer aux 7 familles ? » oui, « On peut regarder la télé ensemble ? », oui. Bon, évidemment tout n’est pas tout rose, souvent je dit « non, je doit finir mon travail » « non, il faut que je prépare le repas », « non… je veux faire 20mn de sieste dans le canapé ».

    Où veux-je en venir ?

    L’éducation moderne à la « réalisation de soi » présente une grosse lacune si l’on oublie que l’on ne peut se réaliser que par l’amour partagé avec ses proches. L’Activité telle que notre société de consommation nous la propose (trekking, voyages à l’autre bout du monde, parcs d’attraction, shopping, …) n’est que de l’agitation stérile qui laisse toujours insatisfait si on oublie que l’essentiel est le plaisir du temps ensemble avec amis, familles et enfants.

    Alors cette quête du « moment parfait » dont vous parlez, sans cris, sans bruits, donc sans enfants, dans un entre-soi apparemment libérateur au fin fond d’un riad à Marrakech est totalement inutile. Et ne peut jamais satisfaire.

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  23. Sans être sûr à 100%, je dirais qu’il y a deux choses.

    La première chose, c’est que les enfants sont de plus en plus bruyants, mal-élevés, etc. Ça fait tâche dans des hôtels qui sont haut-de-gamme (il n’y a pas d’hôtel Formule 1 adults only, ce sont toujours des hôtels de standing). Il n’y avait certainement pas besoin d’une formule adults only il y a quelques décennies, car les enfants recevaient un enseignement des bonnes manières très poussé (en tout cas les enfants des clients des hôtels de luxe). Aujourd’hui ils ne reçoivent plus grand-chose. Comme le dit l’article, on va souvent entendre un « fais moins de bruit », éventuellement répété dix fois, mais ça va s’arrêter là. L’enfant, bien plus intelligent qu’on ne le pense, comprend très vite qu’il lui suffit d’ignorer la requête de ses parents, lesquels la répéteront encore et encore, sans aucun effet.

    La deuxième chose, c’est que les adultes sont de moins en moins patients, de plus en plus individualistes (ce sont de plus en plus des ex-gamins mal-élevés, après tout), et ils voient de plus en plus les enfants comme des boulets qui empêchent de vivre pleinement sa vie « super cool » dans la société de consommation. Ce qui ne veut pas dire que les adultes qui adorent les enfants sont plus sains. Ils peuvent complètement faire un enfant et l’adorer en tant que prolongement narcissique d’eux-même. Après tout, on est censé vivre à l’époque de la réification des rapports sociaux, non ? Si autrui, en l’occurrence l’enfant, est considéré de manière inconsciente comme une marchandise, alors il peut être une marchandise que l’on peut aimer ou ne pas aimer, comme toutes les marchandises. Et chacun fait son choix de marchandise en fonction de ses goûts. Mais il s’agit toujours d’une démarche de consommation.

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  24. Je pense que ce sont ceux qui ont choisi de ne pas avoir d’enfants (ou qui n’en ont plus depuis longtemps -> retraités) qui affectionnent ce genre d’endroit. C’est évidemment discutable, mais c’est cohérent.
    Pour ce qui est des lieux d’accueil pour les enfants dans les lieux de vacances, ça ne me choque pas non plus, les enfants préféreront jouer avec leurs copains plutôt que de faire des marches sous le soleil ou visiter des églises. Et les parents seront soulagés de les savoir dans un environnement adapté et encadré.

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  25. Merci pour cet article, que j’ai découvert sur le huffingtonpost

    Il y a du vrai dans chaque commentaire, mais dans cette société, il y a tellement le choix qu’on peut faire son propre chemin..
    De plus le comportement des enfants résulte de l’éducation que les parents leur donnent.
    On fait respecter certaines règles à nos enfants, c’est notre idéal mais pas forcément le votre.

    N’oublions pas que certains se battent pour avoir des enfants et que les enfants c’est la « vie ».
    La vie va trop vite et la vivre et non la subir est rare.

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  26. Je ne sais pas pour la société, mais moi personnellement je n’aime pas les enfants. Du coup, j’aime bien cette idée d’espace sans enfants.

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  27. Bonjour,
    Ah oui, quel fléau des temps modernes ! Celui d’imposer sa progéniture non encore ou mal éduquée à autrui ! Je pourrai écrire un roman de 1000 pages !
    Pourquoi devrions-nous subir les désagréments des enfants des autres… à qui l’on n’apprend plus à se tenir correctement, la politesse, et les interdits qui permettent justement de vivre-ensemble ? Pour subir les hurlements / caprices d’enfants trop jeunes pour prendre l’avion, pour aller au restaurant, dans les musées, et à l’hôtel… !
    A revoir cette éducation de l’enfant-roi imposé partout, tout le temps, qui pousse des cris au lieu de d’exprimer ou pleurniche à la moindre contrariété parentale qui s’empresse d’exaucer tous ses plaisirs et exaspèrent leur l’entourage qui n’a pas à subir ça !

    Lorsque l’on a reçu une bonne éducation, On n’impose pas ses enfants aux autres et encore moins s’ils sont « difficiles » et on ne les exhibe pas à la terre entière 24/24 !
    Attendez qu’ils grandissent ! Et croyez-moi, il est plus intéressant de visiter un musée à 8 ans qu’à 3 mois ou 2 ans !! Idem pour les voyages ! Faites-les garder et vous passerez vous aussi de bons moments entre adultes ! A moins que sans eux, vous n’existiez plus comme être humain indépendant et autonome auprès de votre famille ? Amis ? et que votre conjoint ne soit devenu qu’un parent ?!

    Donc oui, mes amis, mon conjoint et moi-même préférons de loin les endroits « adults only » lorsque nous voulons avoir des moments tranquilles donc  » entre adultes », au calme, sans enfant pour nous casser les pieds !!!
    Nous sommes parents aussi (2 enfants pour moi) pour la plupart et nous n’imposons pas nos enfants aux autres, soirée entre amis compris, une baby-sitter s’en charge très bien). Jamais, il ne nous est venu à l’idée d’emmener nos enfants en bas âge dans des musées, restaurants, avions et hôtels !!
    Nous avons commencé à passer nos vacances dans des villages de vacances familiaux ou au club Med lorsque le petit dernier a fêté ses 4 ans (avant on préférait louer dans des endroits tranquilles). Nos enfants ont été éduqués dès le plus âge pour devenir des êtres humains respectueux et civilisés, attentifs aux autres !
    Et de nos jours, c’est une sacré performance vu tout ce que nous voyons et subissons autour de nous au point que l’été prochain nous louerons une maison pour qu’en famille nous soyons tranquilles et pas gênés par les débordements de gens mal élevés et qui ne savent ni élever, ni éduquer leur progéniture !!!
    Alice

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  28. Mes enfants sont adultes maintenant mais quand ils étaient petits j’ai toujours évité par exemple de prendre le train tant qu’ils n’étaient pas suffisamment grands pour que je sois sûre qu’ils n’allaient pas passer le voyage à pleurer. Les bruits des enfants qui jouent, qui parlent fort, ne me dérangent pas. Par contre un jeune enfant qui pleure pendant tout un voyage je trouve cela insupportable.

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  29. La réponse à la question n’est pas complexe : Parce qu’ils existent des adultes qui ne souhaitent pas se voir imposer la présence d’enfants.
    Que les parents soient obligés de concilier avec la présence d’enfants (et de leurs nuisances éventuelles) est un fait.
    Que des adultes n’en ayant pas y soient contraints peut être résolu par l’existence d’endroits de ce type.
    Comme le tabac, il s’agit de ne pas subir de « parentisme passif ».
    Je ne vois pas en quoi ça dérange, chacun trouvera son compte dans les endroits qui lui sont adaptés.

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  30. « on a été prévenus avant de signer non? »

    Euh…. non.
    Le premier enfant sur lequel on teste notre patience et nos limites est souvent le nôtre. C’est une chose de savoir qu’un enfant pleure, c’est autre chose quand c’est le sien, qu’on sent les émotions monter, les nerfs se tendre.
    Tout le monde n’a pas les compétences pour gérer l’énervement, la colère du sentiment d’impuissance à calmer un enfant, hostile à tout raisonnement.

    Avant les enfants jouaient dehors et se défoulaient. Maintenant ils sont reclus dans des pièces, et devant des écrans. Ils ne savent plus attendre, ils ne sont pas habitués à la frustration, et ce sont les adultes (les autres adultes, je ne parle pas de leurs parents, dont c’est leur rôle de subir) qui en pâtissent. Ce n’est pas que la « faute » des parents, c’est aussi l’évolution de la société qui mène à cela.

    Demandez aux profs dans les écoles comment sont leurs classes, par rapport à ce qui existait il y a 20-40 ans. Calme et respect, c’est du passé.

    A côté de cela, on est dans une tyrannie du choix, du « je veux », et on peut l’avoir. Que ce soit menu viande, végétarien, vegan, halal, casher, on veut pouvoir tout avoir. Avec ou sans homme, avec ou sans femme, avec ou sans enfant, ce n’est que la conséquence finale.
    Mieux encore : notre société de consommation nous donne ce qu’on veut, puisqu’on paie pour ça et que ça va enrichir quelqu’un. ça s’appelle le sens du commerce.

    Ce n’est donc pas « contre » les enfants que de telles mesures sont prises, mais parce que ça se vend. Et surtout parce que ça s’achète, qu’il y une demande. Au nom de la liberté individuelle chérie, que chacun voit différemment.

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  31. Les adultes, les parents qui n’ont plus de patience, qui, dans le wagon de première, collent un marmot de deux ans devant une tablette ou le téléphone en mode « jeu idiot » ou « princesse des neiges » pour avoir la paix. Tout en sachant très bien que c’est hyper mauvais pour lui… La « paix » est-elle à ce prix ? On a envie de leur dire « barrez-vous, il y a plein de gens qui rêvent d’avoir des enfants et de passer le plus de temps possible avec eux. »

    Quand ils seront grands, les enfants se souviendront de tout ça et règleront leurs comptes. Ils laisseront leurs parents à l’EHPAD le plus tôt possible pour avoir la paix eux aussi.

    1 partout.

    C’te honte.

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  32. A mon humble avis et sauf votre respect vous cherchez midi à quatorze heure… d’une part ce n’est pas nouveau (le club Med avait cette formule dés les années 90) et secundo le but est bien évidemment…. les rencontres entres adultes célibataires (pas d’enfants = pas de famille = 100% de chance de rencontrer des célibataires seuls ou en groupe). J’ai de bons souvenirs du club Med de Corfou interdit aux moins de 18 ans… la fête, le sport et… plus encore. Bref il y a des endroits pour tout et pour tout les gouts comme des moments pour tout, ne cherchez pas à ce que le monde entier soit fait pour vous et vos problématiques… nous sommes tous différents à des moments différents de nos vies. A présent je suis papa et heureux en famille et j’ai tout un tas d’endroit ou nous pouvons aller tous ensemble pourquoi devrais je devenir intolérant aux besoins et envies des autres ?.

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    1. Je suis bien loin d’être intolérante… il faut bien lire mon article 😉
      J’exprimais juste mon inquiétude face à ce phénomène qui prend de l’ampleur… mais en aucun cas je condamne ceux qui ont besoin de calme!

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  33. Bonjour à tous,

    Article intéressant, moi aussi vu sur le huffingtonpost.fr. J’ai lu l’article, le début et puis me suis dit allez c’est bon un article encore à charge de ceux qui ont le malheur de pas être dans la joie et l’émerveillement des enfants. Et pis je suis revenu dessus quand même car c’est nul d’avoir un avis sans tout lire!

    Je n’ai pas d’enfant car je dirais quand même qu’à presque 40 ans je ne suis toujours pas sorti de mon adolescence… donc déjà la notion d’âme ou joie d’enfant, là je me dit ça vas.

    Par contre je suis totalement pour les endroit sans enfants. Et je vais même faire d’autre comparaison (et j’aime choquer aussi donc pour ceux qui vont lire la suite, lisez correctement sans me faire dire ce que je n’ai pas dit).

    Dans notre vie d’adulte on fait des choix, des chois personnel ou en couple. En faisant attention aux conséquence de notre décision et l’impact. De ce principe simple, je ne vois pas pourquoi on n’imposerait le choix que les autres ont fait. Je ne fume pas, je n’ai pas à subir la fumée des gens. Les animaux ne me déranges pas car pour le coup ils sont souvent mieux géré que les enfant, mais pour l’hygiène ils ne sont pas toléré ok! Et bien les enfants c’est le même esprit. Un enfant a qui les parents ont appris les règles et qu’ils surveillent ne me pose aucun problème. Par contre un enfant qui hurle, vous bouscule ou fait des bêtises… et que les parents ne regardent même pas, là c’est anormal que les personnes autour subissent le choix que cette personne a eu d’avoir un enfant.

    Je prends régulièrement le train (enfin maintenant j’essaye plutôt l’avion… il y a moins d’enfants). Et je prends en première classe là aussi pour limiter les enfants. Et bien juste pour expliquer la dernière fois les grands parents lisaient le journal pendant que les enfants courait dans l’allée du wagon et a chaque mouvement de train les enfants se cognée contre les passagers. J’étais en train de regardé Games of thrones et du coup ils ont commencé a regarder aussi (ce qui n’est pas vraiment de leur age)… est-ce normal?

    Malheureusement comme dans tous les aspect de notre société 90% des gens qui font les choses correctement payent pour les 10% qui abusent.

    Les choses sont simple avec des espaces ou les enfants sont interdit, les choses sont seulement rééquilibrées. Au lieu que les personnes qui ne veulent pas d’enfant doivent partout supporter ceux des autres, et bien maintenant ils y a aussi des endroit ou il peuvent profiter de leur choix.

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  34. Bonjour et merci pour ce regard intéressant sur un phénomène dont j’étais loin de saisir l’ampleur, moi qui pensais que l’interdiction de lieux aux enfants n’était le fait que de très (très) rares établissements, en dehors, bien sûr, des discothèques ou des clubs libertins.

    Je ne suis pas parent (pas encore, du moins, malgré mes 33 ans), donc je ne peux pas me projeter dans le quotidien et le ressenti d’un père ou d’une mère de famille. Je ne fais que réagir à l’envie qui était la vôtre de rester enfant et le besoin que vous ressentez parfois de vous replonger dans cette enfance…

    …et c’est un sentiment qui m’est étranger. Je ne crois pas être le seul adulte dans ce cas, d’ailleurs. J’ai pourtant eu une enfance heureuse (et je n’en ai rien perdu de ma capacité à rire de tout et à m’émerveiller d’autant), mais essentiellement entouré d’adultes ou d’adolescents de quelques années de plus que moi.

    Enfant, je n’attendais donc qu’une chose : être grand pour être enfin libéré des contraintes qui pèsent sur notre vie d’avant 18 ans. Les responsabilités de la vie d’adulte me pèsent moins depuis que je le suis que les limites de liberté qui me pesaient enfant, constamment chaperonné par un adulte, qu’il soit parent, enseignant, moniteur, etc. pour faire ceci, acheter cela, profiter du temps de telle ou telle manière. Sans compter l’école, contrainte parmi les contraintes, même si je fus un bon élève.

    Voilà juste le message de l’enfant que j’étais.

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  35. Bonjour, je ne vois pas quel problème constitue l’existence de lieux « Adults only ». Il existe des endroits où les enfants n’ont rien à faire, tout d’abord pour les préserver, il n’y a rien de choquant à celà. Il ne faut pas forcément y voir un rejet. Je suis bien plus choqué par le cas inverse de parents qui amènent leurs gamins dans des festivals de musique où le volume sonore est juste insupportable et les conditions d’hébergement plus que limites. Je ne connaissais pas l’existence et encore moins l’expansion d’hôtels « Adults only », mais ce n’est certainement pas la majorité et cette pratique vise sans doute une clientèle particulière. Je serais curieux d’avoir des exemples concrets, pour valider votre article.

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    1. Bonjour,
      Comme je l’explique plus haut, le titre original de mon article a été changé de manière un peu radicale par le Huffington Post… Je n’ai en aucun cas écrit que je ne comprenais pas l’existence de ces lieux, mais plutôt que l’ampleur du développement de ces derniers me surprend!

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  36. Bonjour,

    je crois que le souci n’est pas que des lieux de villégiature, même de plus en plus nombreux, soient proposés sans accès aux enfants. C’est comme la ville, la campagne, la montagne, l’auberge de jeunesse, le luxe, le zen ou l’esprit brocante… Ça relève des goûts de chacun, et c’est bien connu, ça ne se discute pas.

    Maintenant si les demandes de child free se multiplient, c’est peut être aussi parce que les parents ébahis devant leur progéniture ne font plus la différence entre un enfant qui vit dans une société et un enfant roi devant lequel tout le monde doit s’extasier et se prosterner.

    J’ai été enfant (51 ans aujourd’hui), j’ai joué, crié, batifolé, couru, ri… mais ma liberté s’arrêtait là ou commençait celle des autres, des adultes en particuliers. Je ne suis pas névrotique pour autant ou autrement rabat joie, mais j’ai appris que je n’avais pas tous les droits.

    Maintenant, je vois de plus en plus souvent dans mon entourage des enfants qui coupent la parole aux parents, sans que ceux ci ne puissent exposer deux idées sans être interrompus, des enfants qui hurlent leur frustration s’il on ne leur donne pas satisfaction dans l’instant…

    Alors, oui, j’adhère aux lieux sans enfants, mais surtout parce que je ne supporte plus les parents lâches qui craignent le désamour de leur enfant au motif qu’on leur dise non, à cause des parents qui pensent que leur enfant est la septième merveille du monde, alors qu’il est juste normal, des parents démissionnaires qui croient qu’un bon parent dit toujours oui et amen à tout, des parents qui demandent à leur enfant de deux ans s’il veut de l’abricot ou de la fraise en faisant attendre les autres pendant de longues minutes au stand de glaces….

    Ces parents qui ne comprennent pas que le temps de l’enfant se structure de manière rassurante entre les droits et les devoirs, qu’il y a un moment où l’on est libre, et un moment ou l’autre compte aussi…

    Alors oui, je fais les gros yeux quand l’enfant empiète trop sur ma liberté d’adulte, sur mon temps libre que je compte en 5 semaines sur l’année… Avant de critiquer les autres, chers parents remettez vous en question, aussi…

    PS. J’ai une fille de 30 ans…

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    1. Je parle effectivement d’éducation dans mon article, car bien entendu c’est indispensable. Je ne cautionne pas non plus le laxisme de certains parents, mais il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier… c’est comme pour tout!

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  37. L’ évolution de nos sociétés est ainsi , taxi pour femmes uniquement , plage non fumeur , adult only . Chacun veut défendre son coin de paradis . Personnellement si on pouvait faire des coins enfant bébé dans les avions ce serai un grand pas vers la réconciliation , mon dernier vol a été un cauchemar pendant 10h , coup de pied dans le fauteuil , cri ….et des parents qui ne bronchent pas , du coup je les vois d’un mauvais oeil les moutards.
    Alors oui chacun chez soi

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  38. Bonjour,

    Lu votre billet sur le Huffpost.
    Pour répondre à votre titre : « je n’arrive pas à comprendre », je pense que c’est très simple, vous n’avez pas essayé de comprendre. Vous avez confié votre point de vue tout en donnant une belle leçon de comment élever ses enfants quand on est une « maman parfaite, mais quand même un peu fatiguée à la fin de la journée ».
    Pour y répondre, à votre question, voice quelques pistes :
    – pour un hôtelier c’est plus rentable de louer toutes ses chambres à des adultes que de faire des prix pour les familles
    – les adultes en vacances sans enfants consomment plus donc encore une fois les hoteliers préfèrent

    Enfin, si ça marche c’est peut-être aussi que tout le monde ne partage pas votre optimisme. Et sans chercher l’acool à volonté et la musique très forte le soir….préfèrent passer des vacances plus calmes. Sans les enfant bien sûr mais peut-être aussi surtout sans les parents à côté qui essaient de leur inculquer leur vision de la vie, de l’éducation etc…..

    Cordialement,

    Gwen

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  39. Je suis plutôt interloquée et par votre article et par les commentaires, quelle intolérance!
    Je suis maman de 3 enfants, le dernier ayant 4 ans.
    Déjà votre réponse au commentaire de « dinguedetoi » vous discrédite quelque peu, quand on parle de fête et de faire un lien avec « boire comme des trous », on se demande de qui on parle???
    Mes enfants ont beaucoup d’amour mais je peux vous dire que, même tout petits, ils sont polis et respectueux envers les autres, ce que nous impose la vie en société occidentale!
    A partir de là, il est évidemment obligatoire d’éduquer nos enfants en conséquence, pour le bien d’autrui et pour leurs biens aussi à eux! Mes enfants jouent dehors, ne connaissent pas la tablette, ont un équilibre, que ce soit mental mais aussi physique, ils ne mangent pas n’importe quoi à n’importe quelle heure, c’est un ensemble de bon sens.
    Je pense que les gens de notre génération ont des carences affectives qu’ils compensent en devenant un peu gaga de leurs enfants, ce qui est très mauvais pour eux, comme le trop d’autorités l’est aussi!
    J’adore mes enfants, nous passons de superbes vacances ensemble mais quel bonheur d’être entourés d’adultes, de discuter, danser toute la nuit, faire du sport, dîner en discutant et oui « boire comme des trous »…
    La vie est plus simple quand on a le choix, non?
    Alors pourquoi votre façon d’éduquer votre fille serait meilleure que la mienne, pourquoi juger les gens qui ne veulent pas d’enfants, ou qui ne les aiment pas???
    Protégeons la liberté que nous avons en France, celle de choisir, que tant d’autres pays nous envient et je sais de quoi je parle!
    Alors si vous croisez quelqu’un qui vous dévisage quand vous faites un bisous à votre fils qui fait n’importe quoi sous prétexte qu’il doit se « défouler », oui cela sera peut être moi!

    `

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  40. Je suis toute à fait d’accord avec vous.
    J’ai une expérience, cet été même, en Crète, où ma fille de 7ans et moi, nous devions juste « traverser » un hôtel adult only pour rejoindre le SPA de cet hôtel par le chemin le plus court et le plus direct. Ce parcourt aurait du durer à peu près 2 minutes, et ne déranger personne car en plus nous aurions été escortées par un animateur.
    Et bien on n’a pas pu traverser l’extérieur de cet hôtel !!!! Cela nous a été interdit !!! On a du faire un grand et long détour sous un soleil brûlant, pour rejoindre le SPA ! Je ne me suis pas gênée pour leur dire ce que je pensais de leur comportement !
    De plus, cette mode des hôtels « Adult only « qui poussent partout me blêsse : comme si nous les parents, familles et enfants, on était une race à part ! comme si on était infréquentables, à exclure.
    Ce la me gêne car je nous sens toute de suite comme rejetées car mère avec enfant !
    C’est presque indécent.
    Mais en même temps, je ne les envie pas ces endroits-là, car c’est une sorte de foire incessante, qui si cela leur plaît alors tant mieux.
    Ce qui m’énerve aussi c’est que ce sont généralement des hôtels et resorts à la décoration extrêmement léchée, belle, désign etc… bien plus belle généralement que les hôtels pour familles des même groupes ! comme si les familles avec enfants avaient le droit à des décorations moins recherchées etc…
    N’avez-vous jamais remarqué ?
    En tous cas, bravo pour votre post coup de gueule auquel je souscris complètement et bravo aussi pour votre blog.
    Cordialement,
    Laura-F

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  41. Insupportable, cette tendance à considérer ses propres enfants comme des demi-dieux venus du ciel que tout le monde devrait apprécier autant que leur propre mère, libres de toute éducation des règles de comportement en société.
    L’espace public n’est pas « la maison », il se partage entre tous et il convient donc aux parents d’inculquer ceci à leurs enfants, qui sont loin d’être stupides, et tout à fait disposés à comprendre ce genre de choses, quel que soit l’âge.
    Les sensibiliser à ça, c’est mettre en valeur leur intelligence, empathie et vivacité d’esprit, leur faire confiance, les aider à grandir.

    Insupportable également, cette tendance des adultes à considérer les enfants des autres comme des monstres braillards, indignes de figurer dans ce monde. L’espace public n’appartient pas uniquement aux adultes, et il convient d’apprendre à ces derniers que ce qui se passe dans l’enceinte de leur propre maison se contrôle, alors que ce qui se passe dans l’espace public est en dehors de tout contrôle, et qu’il faut donc accepter que parfois, des situations déraillent, ne plaisent pas, ne correspondent pas à notre propre manière de fonctionner.

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  42. Bonjour,

    Je comprends votre désappointement lorsque l’on sent des adultes rejeter ses propres enfants.J’ai élevé 4 garçons. Permettez moi d’avancer 3 raisons à cette évolution :
    1/ Le coefficient d’absortion du bruit à baissé à cause de la promiscuité. Plus on sera nombreux sur notre planète, plus l’autre deviendra insupportable..C’est une loi sociale..
    2/ La place et le nombre des séniors dans notre société n’a jamais été aussi forte.
    Apres une vie de dur labeur, ils aspirent au calme et comme ils sont tres nombreux il y a de ce fait un marché pour les « adults Only » qui s’est créé.

    3/ Peut etre faut il regarder du coté des parents actuels qui deviennent parfois trop permissifs, sans gene, et ne réalisant pas la « perturbation » qu’il peuvent occasionner avec le bruit de leur projéniture. Cela s’appelle le respect de la liberté d’autrui..Le vivre ensemble..Eux même (les parents) n’ont pas toujours reçus une éducation qui leur a permis de comprendre que la « liberté des uns s’arrête ou commence celle des autres…
    L’enfant est rejeté, dites vous, mais en même temps a t’on déjà connu des période ou l’enfant devenait à ce point le nombril du monde, souvent d’une façon qui, peut de la part des parents, relever de la névrose… .. ?Récemment, j’ai, à la gare de Lyon, suite à des hurlements que poussait une enfant de 3 ans, environ, demandé , tres calmement et aimablement à la maman, si, selon elle, l’enfant pourrait comprendre, si elle lui expliquait, que l’on pouvait « hurler » un peu moins fort. Tres énervée par ma question, la maman m’a répondu qu’a son avis ,l’enfant ne pourrait pas comprendre. Et je lui ai alors demandé : « Mais vous lui avez posé la question pour faire ce type de supputation…? »

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  43. Bonjour à vous, j’ai lu votre article avec intérêt et, même si je connais ce concept de restaurants et hôtels interdits au moins de 18 ans, je n’ai jamais cherché à le tester, contrairement à divers ami(e)s souvent âgés d’à peine 30 ans et parfois eux-mêmes parents. Les enfants sont pour moi comme les adultes: il y en a les sympathiques et bien élevés et les autres…
    Qui n’a jamais eu un repas,un séjour ou un interminable trajet en TGV ou avion flingué par un/des enfants bruyant(s) et hurleur(s)? Je ne parle pas ici du bébé qui pleure (c’est un bébé!) mais du gosse mal élevé qui va foutre le souk partout sans que les parents ne lèvent le petit doigt pour essayer de le calmer. Ce n’est bien souvent pas le gamin qui pose souci mais le comportement de l’adulte qui l’accompagne…
    Les parents comme vous qui essaient d’avoir des gamins sympas et bien élevés paient pour les autres et je comprends vraiment que certains – parents ou non – aient envie d’être assurés d’un minimum de tranquillité lorsqu’ils vont au restaurant ou ailleurs.
    Je tiens à préciser que mon mari et moi-même n’avons pas eu d’enfant, je suis l’une de ces ‘sorcières égoïstes qui n’ont pas eu de gamin’, comme on dit maintenant. Et pourtant j’aime les gosses mais je dois toujours ‘m’excuser’ ou me justifier de ne pas en avoir (jamais mon mari). Personne ne veut jamais imaginer que s’il l’on a pas d’enfant, c’est qu’il y a une raison… que ne regarde que nous.

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    1. Merci pour ton petit mot! Je suis bien d’accord avec toi, le soucis vient surtout des parents! Et comme tu le dis si bien, il est fréquent que des parents comme moi paient pour le manque d’implication des autres dans l’éducation de leurs enfants… quel dommage.

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  44. Bonsoir,
    Tant pis si je suis incendiée…
    J’ai 60 ans, j’ai élevé mes 2 fils seule… Croyez moi, ã cette époque, ca n’était pas facile…je ne compte plus mes soirées en larmes, apres les avoir couches, mes grands moments de découragement, les grands moments des courses au supermarché où je les ai parfois retrouvés allongés dans les bacs des surgelés sous l’œil réprobateur des acheteurs dans les rayons….et pourtant, croyez moi, mes fils me parlent encore ã 39 et 35 ans du fait que, dans leurs souvenirs de jeunesse, j’étais ferme, « dure » et que je « ne lâchais jamais l’affaire »…
    Aujourd’hui, ils m’ont donné 3 beaux petits enfants… Je les adore…
    Mais, oui, aujourd’hui, quand je cherche une semaine de vacances, je la cherche au calme, hors vacances scolaires, pour éviter justement les cris et l’agitation des familles… Je ne les déteste pas mais j’ai des des besoins, aujourd’hui, qui ont évolué… À chaque age ses besoins… Moî, j’ai besoin de ces moments de calme pour accueillir, le moment venu et avec sérénité mes petits enfants quand ils viennent séjourner chez moi…
    Alors, non, je ne suis pas choquée par cette évolution qui est en adéquation avec celle de la société, comme l’évoque une autre lectrice… Parents permissifs et seniors plus présents et plus actifs dans la société… Tout réside dans un seul mot ou plutôt deux RESPECT MUTUEL… Celui des parents et celui des seniors qui ont deja  » donné »….

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    1. Je comprend totalement ce besoin de calme quand on a « déjà donné » effectivement! Et merci pour ce témoignage, qui présente un autre point de vue très intéressant! Pas de quoi se faire incendier, je suis justement curieuse de lire vos avis sur mon article!

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