Ma première année en tant que Maman: mon bilan.

Cela fait maintenant quelques jours qu’Aïnoha a soufflé sa première bougie ( non sans émotions ), et donc quelques jours que j’ai fêté mon premier anniversaire aussi… en tant que Maman.

L’évolution d’un bébé durant sa première année est fascinante tant elle est fulgurante, et en fait c’est pareil pour nous les parents! On apprend, on teste, on prend confiance, on… évolue. Un peu comme notre bébé, on change aussi au fil des mois, de manière peut-être moins flagrante, mais on change inévitablement.

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Si je me regarde d’un œil extérieur, de manière superficielle, je n’ai pas changé d’un poil! La même coiffure, le même look, je garde mes bonnes vieilles habitudes, bonnes ou mauvaises. Mes centres d’intérêt sont globalement les mêmes, bien qu’évidemment maintenant il y en a un nouveau qui dépasse tous les autres. Mon entourage n’a pas changé, j’ai gardé les mêmes personnes dans ma vie ( mais une y est entrée et a pris toute la place dans mon cœur… c’est désormais serré là-dedans! ). Et je suis contente de ça, je ne voulais pas devenir une autre personne. Pourtant il faut bien avouer que je ne suis plus tout à fait la même sur certains points…

Grande anxieuse jusqu’à l’année dernière, la sophrologie, l’homéopathie et la réflexologie plantaire ont fait des miracles sur moi en préparation à l’accouchement. En aurais-je gardé les bienfaits? Je pense surtout que devenir Maman m’a fait voir la vie autrement. Il y a deux ans je pouvais retourner toute la conversation m’ayant conduite à une « dispute » avec un proche durant la nuit, aujourd’hui je laisse couler. Non pas que mes proches comptent moins à mes yeux, mais je n’attache plus d’importance aux petites querelles « sans importance ». Je n’attache plus d’importance à grand chose en fait, toute mon énergie est concentrée sur ma fille. La facture salée découverte dans la boîte aux lettres, le pneu crevé, tous ces petits aléas du quotidien n’arrivent plus à entamer ma bonne humeur. Car je l’ai décidé: je suis heureuse, et je veux le rester.

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Je me suis découvert une force intérieure dont je n’avais soupçonné l’existence, une force à toute épreuve. Pour Elle. Pour Elle je suis devenue lionne. Plus rien ni surtout personne ne me fait peur. Plutôt pacifiste et douce, je sais désormais que je suis capable de rugir contre le premier qui se mettra en travers de mon bonheur. Et ça a fait son petit effet quand cela a été nécessaire. J’éprouve donc une fierté à mon égard que je n’avais jamais ressentie. Comme ça fait du bien. Me voilà réellement… femme.

Quand je regarde le chemin parcouru… oui je suis fière de moi je le dis. Peut-être que la chance a été de mon côté, peut-être aussi que mon bébé cool m’a bien aidée… je ne sais pas. Mais je suis fière de moi.

 

Cette année a été riche en expériences, et si jamais je devais tout recommencer… si jamais la vie m’offre un jour le bonheur de devenir une seconde fois Maman, et bien il y a un paquet de choses que je referais exactement à l’identique…

  1. La préparation à l’accouchement: deux sages femmes, deux méthodes différentes, pour une phobique du médical comme moi c’était vraiment nécessaire. Bien qu’un seul suivi soit remboursé par la sécurité sociale, je maintiendrais les deux. Le résultat a été décidément trop parfait. Et comme je donnerais cher pour revivre mon accouchement… finalement
  2. Ne jamais laisser pleurer bébé. Combien de fois on l’entend la phrase cliché  » si tu cèdes à chaque pleur tu… » Non non et non. J’ai cédé, et je cède toujours. Ici on entend jamais de pleurs c’est comme ça. Et personne ne me convaincra que j’ai eu tort. Aïnoha n’a jamais eu besoin de pleurer pour réclamer à téter depuis son premier jour, je la prenais dès qu’elle commençait à mettre son petit poing à la bouche. Dès qu’elle ouvrait les yeux. Pourquoi lui infliger une attente inutile? Et résultat… à 1 an maintenant pas l’ombre d’un « caprice », ni même d’une colère. Petite fille patiente et confiante, elle sait qu’elle peut compter sur moi, notre relation est basée sur la confiance. Le matin elle se réveille en gazouillant, le soir elle s’endort en riant. Les pleurs on ne les entend que quand elle se fait mal, et encore. Ici les méthodes d’éducation sont basée sur l’écoute, la communication et les câlins. Et je compte bien continuer!
  3. N’écouter ( presque ) que mon instinct. « Tu devrais… » « Il faudrait… »: dès qu’une phrase commençait par ces mots je n’écoutais plus la suite. Depuis le premier jour je n’en fais qu’a ma tête, et ça nous a plutôt bien réussi. Les seuls conseils que j’ai écouté comme parole sacrée ont été ceux des sages femmes, et de notre pédiatre ( parfois ). Les conseils avisés des professionnels quoi, en réponse à mes questions. Et encore j’ai fait le tri. J’ai toujours fait comme je le sentais, et Aïnoha m’a guidée. Pas besoin d’autre chose.
  4. Filmer chaque instant. Car oui on ne m’avait pas menti: elle a grandi trop vite. Alors j’ai filmé nos beaux moments, mais aussi ces petits instants du quotidien auxquels on ne prête parfois pas attention. Un changement de couche, une tétée, son réveil de la sieste… autant de petits bouts de présent à jamais immortalisés. Et je les regarde en boucle: pour me souvenir de sa petite voix, de ses mimiques. Grâce à ces vidéos je me replonge dans notre petit quotidien du passé, celui qui me manque déjà tant…
  5. Prendre soin de moi. Je donnerais ma vie pour ma fille, mais je n’ai jamais dérogé à ma règle numéro un: 2h minimum pour moi en soins de beauté par semaine. Et autant de séances de sport, de visionnage de films ou de sorties shopping que je peux. N’ayant pas la possibilité ( ni l’envie ) de faire garder bébé je me suis organisée. Et j’ai pu tenir mes principes. Les siestes sont rentabilisées, et Aïnoha s’est révélée être une coach sportive hors pair.
  6. Organiser une grande fête pour son premier anniversaire. D’ailleurs on vous montrera tout promis. Pour être honnête c’était fatiguant, stressant, prenant. On a été débordés pendant 3 mois. Après tout on aurait pu « faire simple« … Financièrement ça a aussi été un sacrifice. Mais… pour le bonheur ressenti de voir tous les gens qu’on aime et qui l’aiment réunis… pour la voir sourire, et lire la joie sur les visages… alors je recommencerais mille fois.
  7. L’emmener partout, et la faire voyager. Parce que ça l’a grandie, parce qu’elle en redemande. On sort régulièrement au restaurant, parfois à trois parfois avec des amis, on part en week-end, on est partis à l’étranger. Rien ne nous a fait peur et on eu raison. Jusqu’à présent toutes nos petites escapades se sont parfaitement bien déroulées. Voyager avec un bébé demande un peu plus d’organisation, mais quel bonheur! A refaire encore et encore!
  8. La gâter, la câliner. Ici pas de restriction. Dans la mesure du raisonnable bien entendu, on lui fait des surprises, on la chouchoute. Pour moi un bébé ne devrait connaître que l’amour et la joie. Ils auront bien le temps pour le reste. Alors ici chaque jour est une nouvelle aventure. Je réfléchis toujours à ce que je pourrais faire pour lui faire plaisir, et elle me le rend bien. Bien entendu ce n’est pas Disneyland tous les jours, mais même fatiguée je me « force » à être imaginative. Et je ne changerais ce mode de vie pour rien au monde. Loin de moi l’idée de vouloir faire de ma fille une princesse « pourrie gâtée »… mais juste une enfant heureuse et aimée. On ne sait pas ce que demain nous réserve alors profitons.
  9. Allaiter. Je n’ai pas connu meilleur bonheur que celui d’allaiter. Malgré les difficultés rencontrées les premiers jours, j’ai tenu bon. Malgré les remarques de certains sur le faible poids de ma fille, malgré les « tu allaites encore » à ses 6 mois… Seule la nature a pu décider de mettre fin à mon allaitement, et elle l’a fait en douceur. Petit à petit. C’était super. Je recommencerais sans hésiter.
  10. Payer une blinde la photo d’Aïnoha lors de sa première rencontre avec le Père Noël: parce qu’elle risque de pleurer sur la prochaine, et parce que ça nous fait un magnifique souvenir de cette journée.
  11. La laisser suivre son rythme. Ayant lu un paquet d’articles sur la motricité libre, j’ai voulu appliquer ces principes à la maison. Je n’ai donc jamais poussé Aïnoha à faire des choses qu’elle ne maitrisait pas encore seule, comme s’asseoir ou marcher. C’est elle qui s’est mise à ramper un beau jour, puis à s’asseoir seule, et plus récemment à se mettre debout… comme ça d’un coup. En plus de me faire de jolies surprises, ces réussites la rendent fière!
  12. Proposer des rituels, et des horaires fixes. Je suis comme ça de nature, je n’aime pas l’improvisation. J’aime l’ordre et la régularité. Alors naturellement j’ai voulu proposer un cadre sécurisant à Aïnoha dès que son rythme s’est régularisé. Des siestes et des repas à heures à peu près fixes, un rituel du coucher, autant de petites choses qui font que son quotidien est rythmé à peu près de la même manière, y compris lorsqu’on part de la maison pour quelques jours. Bien sûr parfois on improvise une soirée resto, un pique nique au parc, et je pense qu’elle s’adapte d’autant plus facilement au changement!
  13. Prendre un congé parental. Parce que ça a été la plus belle période de ma vie, parce que ça nous a permis de créer ce lien si particulier. Peu importe le sacrifice financier que ça implique: je le referais demain sans hésiter.

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Et je referais encore bien des choses à l’identique… mais mon article serait bien trop long à lire. Alors je termine ici mon bilan. Me voilà maintenant Maman d’une toute petite fille, et non plus d’un minuscule bébé. ça promet de nouvelles aventures…

 

Et vous quelles sont les choses que vous referiez sans hésiter? J’ai hâte de vous lire!

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5 commentaires sur “Ma première année en tant que Maman: mon bilan.

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  1. Tu dis qu’avec la naissance de ta fille tu veux te concentrer sur le positif et être heureuse, mettre de côté les soucis du quotidien, et bien je dois te dire que cette philosophie de vie se reflète complètement dans ton blog 👍. Tes articles sont toujours joyeux et optimistes, et c’est toujours un plaisir de les lire 🤗.
    Deux préparations à l’accouchement, c’est intéressant, ne serait ce que pour confronter les deux points de vue. Ce n’était pas parfois redondant ??

    Aimé par 1 personne

    1. Oh merci! Je dois avouer qu’il n’est parfois pas facile de rester positive, car la vie n’est pas un compte de fées c’est bien connu 😉 Mais j’aimerais éviter les mauvaises ondes au maximum autour d’Aïnoha oui alors je fais mon maximum. En fait les deux préparations étaient vraiment complémentaires, mais pas du tout redondantes car avec l’une c’était sophro et préparation « théorique », et avec la seconde uniquement de la réflexologie plantaire et du dialogue. Je n’ai donc suivi de « cours » qu’avec une seule! Je prenais plaisir autant à apprendre et à me détendre avec la première, qu’à profiter du moment de bien être et de l’écoute que m’offrait la seconde ( qui m’a accouchée au final! ). Elles resteront vraiment mes deux anges gardiens, d’ailleurs si une deuxième grossesse s’annonçait c’est avec elles que je veux revivre l’aventure!

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